Lot 18
700 - 900 €
Résultat: 1 050 €

BAUËR (Henry)

Une comédienne: scènes de la vie de théâtre. Paris, Charpentier, 1889. In-18, reliure de l'époque demi-maroquin grenat à coins, dos à 5 nerfs, auteur, titre et date dorés, double filet à froid aux plats, tête dorée, couvertures et témoins conservés [Bonleu] (accroc à la coiffe de tête, coins frottés). Henry Bauër (1851-1915) est le fils naturel d'Alexandre Dumas père. Engagé à l'âge de 20 ans aux côtés des Communards, il purgera 7 ans d'internement au bagne de Nouvelle-Calédonie. A son retour il mènera une longue carrière de critique de théâtre. Édition originale de ce roman qui se joue dans le milieu théâtral si familier à l'auteur. Un des 25 exemplaires (n° 2) sur papier vergé de Hollande, seul grand papier. Exemplaire exceptionnel, enrichi d'une lettre autographe signée de Guy de Maupassant à l'auteur, écrite à la Villa Stieldorff, son domicile à Triel [juillet 1889]; 2 p. ½ in-12. Les messageries Hachette avaient refusé de distribuer dans les gares le roman de Bauër Une comédienne. Sachant que Maupassant, à l'occasion de la parution de ses Contes de la Bécasse, avait subi semblable tracasserie, Bauër lui avait demandé des informations sur le déroulement de cette affaire qui fit l'objet d'une pétition de gens de lettres remise à Clémenceau. C'est ici la réponse de Maupassant, où il avoue n'avoir pas suivi intégralement le déroulement de l'affaire le concernant, mais s'être démené pour recueillir les signatures. [...] «L'affaire du reste avait pris un caractère plus général et une allure politique. Je n'y figurais pas et je n'ai pas pris soin de de garder des documents qui n'étaient point littéraires». Toutefois, il termine en assurant à son correspondant qu'il le renseignerait bien volontiers sur quelque point de détail s'il venait à s'en souvenir. Cette lettre a fait l'objet d'une publication par Leone Ginzburg, dans La Cultura, en juillet-septembre 1932. Et elle est reproduite sur le site maupassant.free.fr auquel nous avons emprunté ces informations. Enrichi en outre: - d'un message autographe signé d'Edmond de Goncourt (juin 89), remerciant de l'envoi de l'ouvrage, avec tous ses «compliments pour la vaillance et la modernité de l'oeuvre», daté de juin 89 et très probablement destiné à l'auteur. - d'une importante lettre autographe signée (7 p. in-12) adressée à l'auteur par Jean Moréas, montrant un grand enthousiasme pour son roman, et où il épingle au passage le naturalisme, dont il affirme détester «[...] l'antinomie entre le sujet et la manière» [...] «le procédé faux» [...] «l'ambition hypocrite des entrepreneurs de cet art, lequels cherchèrent à usurper la royauté des Muses [...]». - d'un message autographe de Bauër, destiné à accompagner un billet de spectacle, et où il propose un déjeuner à son correspondant: «[...] galérien du théâtre, je suis au conservatoire toute la journée mais à midi on déjeune cependant [...]». - d'une critique du roman parue dans la presse à l'époque; et d'une photo de Bauër de la collection Félix Potin.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue